Fin de cycle

La société québécoise termine douloureusement le cycle historique ouvert par la Révolution tranquille. L’espace politique est en pleine métamorphose.

Souverainistes, fédéralistes, lassés de ce débat? De gauche, de droite, ou «ailleurs»? Les idéologies auxquelles nous étions habitués semblent frappées de désuétude. Les Québécois ne savent plus exactement comment penser leur avenir collectif. Partout, un sentiment d’impuissance se propage, alimenté par un cynisme généralisé. Et un pessimisme mortifère gagne la conscience collective.

Dans cet essai, Mathieu Bock-Côté décrypte la crise politique québécoise à la lumière des tendances historiques et sociologiques lourdes qui ont fait le Québec depuis cinquante ans. De l’implosion de la question nationale à celle du mouvement souverainiste, en passant par le retour d’un certain conservatisme longtemps refoulé dans les marges du débat public, il cherche à dégager le sens d’une mutation historique. Surtout, il cherche à voir ce qui, dans cette fin de cycle, permet d’espérer un ressaisissement du Québec.

Quelques critiques de Fin de cycle …

Pierre Cayouette, «Le malaise québécois», L’Actualité, 15 mars 2012  L’Actualité sur Fin de cycle150312

Jean-Jacques Samson, Présentation de l’auteur, Le Journal de Montréal, 26 février 2012

Louis Cornellier, L’obsession conservatrice de Bock-Côté, Le Devoir, 25 février 2012

Antoine Robitaille, L’échec du souverainisme, Le Devoir, 20 février 2012

La cite identitaire

Écoutez l’entretien de Mathieu Bock-Côté sur La cité identitaire
(Les publications universitaires, 9 janvier 2008)

Pour commander l’ouvrage sur le site de Athéna Éditions.

La Dénationalisation tranquille

Depuis quelques années, on a dit de l’identité québécoise qu’elle s’est métamorphosée, qu’elle n’est plus héritière du parcours historique de la majorité francophone. Partout résonne un discours plaidant, au nom du multiculturalisme et d’une ouverture à l’autre, pour le dépassement de la mémoire nationale comme espace de rassemblement de la société québécoise.

Pourtant, de nombreux indices, dont la controverse entourant les accommodements raisonnables, laissent croire que les Québécois sont encore attachés à une définition historique et existentielle de leur identité nationale.

Dans La Dénationalisation tranquille, Mathieu Bock-Côté analyse la diffusion d’une mauvaise conscience qui aura convaincu la pensée québécoise de se redéfinir en dehors des raisons fortes qui l’avaient traditionnellement alimentée. À travers l’étude des acteurs politiques et des historiens qui ont contribué à forger la culture politique postréférendaire, en particulier Jocelyn Létourneau et Gérard Bouchard, il cherche à voir comment cette tentative de transformation de l’identité nationale aura été menée et comment elle se sera soldée, selon lui, par un échec.

Cette étude en forme d’essai permettra de mieux comprendre la culture politique postréférendaire, tout en ouvrant la réflexion sur une reconstruction de la conscience collective qui permettra au Québec de retrouver le sens de sa continuité nationale.

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